Ma philosophie

Haute-fidélité?


La fidélité est la capacité d’une personne ou d’un appareil à remplir ses engagements de manière régulière.

La haute-fidélité est donc la capacité de reproduire une musique, une chanson ou un son de manière des plus fidèle. Cela signifie qu’une installation audio se doit de reproduire avec exactitude l’image sonore telle qu’elle a été construite.

Si vous fermez les yeux en écoutant votre morceau préféré vous devez vous rappelé le jour ou l’artiste l’a composé comme si vous y étiez. Mais là est le problème. Y étiez-vous? Et si vous n’y étiez pas comment pouvez-vous dire que votre reproduction est fidèle à l’originale ou que votre installation est d’haute-fidélité?


Un jugement ne peut être porté que par comparaison avec ce qui est juste ou pas. Toute comparaison ne peut s’effectuer sans une référence exacte.


Combien de personnes nous ont déjà dit qu’après avoir écouté leur voix enregistrée ne se reconnaissaient pas? C’est bien que peu de système audio sont d’haute-fidélité?


La mise en défaut de la fidélité peut se traduire par l’introduction de la distorsion, du non-respect de la largeur de bande, d’une coloration dans l’image sonore ou encore bien d’autres caractéristiques qui peuvent être agréable ou pas. Cela dépend de chacun.

Un des moyens simples est d’utiliser un casque de référence. Ces casques très haut de gamme sont calibrés et certifiés afin de répondre aux exigences des studios d’enregistrement ou des ingénieurs du son. Bien que l’écoute au casque peut différer d’une écoute en salle cela donnera toujours le chemin à suivre dans l’optimisation de votre système.


Malheureusement pour toutes les personnes qui écoutent pour la première fois un casque de référence vont prononcer le même verdict: Surprise, déception, le son n’est pas bon!


 Il est surprenant de s’apercevoir combien de casque ou système audio haut de gamme et dit de très haute-fidélité peuvent être si différent d’une écoute avec un casque de référence. La raison principale est que les constructeurs de système audio souhaitent vendre toujours plus et ce en séduisants leurs clients. 


Alors qu’est ce qui est le mieux? Un son peu fidèle qui plaira à tout le monde ou de haute-fidélité qui ne plaira pour ainsi dire à personne?

Je peux vous répondre qu’en général «HI-FI» n'a rien à voir avec une soi-disant haute-fidélité.

DIY la quête de la perfection?


Il est très simple aujourd’hui d’acquérir un système audio convenable. Le choix est large tout comme les prix. Malheureuse les possibilités d’évolution sont limitées à un ensemble d’accessoires qui n’apporteront pas vraiment d’améliorations. Très rapidement la frustration s’installe et le remplacement est la seule solution.


Une autre alternative est de concevoir son système soit même. Sans aucune compétence ou connaissance dans le domaine cette quête est vouée à l’échec. Le choix des composants n’est jamais simple et on peut pas tous les acquérir afin de les essayer un à un. Beaucoup d’essais seront à prévoir avec souvent beaucoup de déception.


On pense toujours faire mieux que ce qui existe déjà dans le commerce et souvent pour moins cher. La réalité est tout autre. Les amateurs souhaitant se lancer dans cette folle aventure doivent être avertis des dures journées qui les attendent.


Le DIY (ou fait par soit en Français) est une satisfaction personnelle que vous rencontrerez à chaque étape. Malheureusement à chaque aboutissement de votre projet un nouvel objectif sera fixé. Une histoire sans fin dont il sera difficile de terminer. Une quête à la perfection qui n’existe pas.

Rendement une histoire de compromis:


La question perpétuelle qui se pose dans la fabrication des enceintes est quel doit être le rendement des hautparleurs ?

La réponse ne peut être donné sans connaitre au préalable le niveau sonore souhaité au point d’écoute et à quelle distance des enceintes se situe ce point d’écoute.

Si vos oreilles sont toutes proches des enceintes, de petits hautparleurs, de faible rendement avec un ampli d’infime puissance vous serez plus que satisfait. C’est typiquement ce que l’on retrouve avec une écoute au casque.

La plupart des installations domestique sont constituées d’enceinte de faible rendement et d’amplificateur de puissance moyenne car le niveau sonore au point d’écoute satisfait la majeure partie des acquéreurs qui dispose d’ailleurs de pièce de petit volume.

En ce qui concerne la sonorisation en salle de concert ou de cinéma la distance est telle entre les enceintes et les spectateurs que la puissance des ampli seule ne parviendrait pas à obtenir un niveau sonore acceptable sans des hautparleurs de haut rendement.

Il est important de rappeler que les amplificateurs ont tous une limite qui introduit des imperfections lorsqu’on s’en approche: Distorsion, perte de dynamique…etc


Les hautparleurs se comportent de la même manière que les amplis lorsqu’on s’approche de leur limite. Néanmoins l’augmentation de leur rendement accroit le niveau sonore restitué à puissance électrique égale. Malheureusement plus le rendement augmente et plus d’imperfections apparaissent: Distorsion, perte de dynamique, perte de linéarité, sélectivité de la bande passante…etc


Rien n’est simple et chez les audiophiles il y a les partisans du haut et du bas rendement.


En bas rendement la quête à une quelconque perfection sera plus facile à obtenir mais avec un niveau sonore limité qui pourrait en satisfaire certains dans une pièce de petit volume. La frustration s’installera dès lors que l’on voudra dépasser les limites de ce niveau sonore. En récompense votre installation sera compacte.


En haut rendement il sera très facile d’obtenir un niveau sonore élevé dans des salles de petit et grand volume voir même en extérieur. Néanmoins le nombre de paramètres à intégrer afin d’obtenir un système cohérent et de grande qualité relèvera du parcours du combattant. Mais c’est possible! Faudra tout de même fermer les yeux sur l’encombrement car les enceinte sont souvent à taille des meubles.


En restant raisonnable car peu de gens ont une salle de concert à la maison et n’ont pas forcément besoin de 120dB dans le salon on peut aussi choisir un juste milieu. 


En conclusion tout est une histoire de compromis et c’est à vous de connaitre les vôtres.

Le mythe des câbles:


Encore un gros business pour les fabricants de câble. Les vendeurs de matériel audio font plus de marge avec les câbles qu’avec le système qu’ils vous ont vendu. Le pire est que l’amateur qui ne bricole pas ou peu ira investir des sommes fabuleuses et sera satisfait de son acquisition, convaincu en plus que cela apporte un changement substantiel.

Tout comme on ne monte pas un bracelet en plastique sur une montre en diamant donc le montant des câbles est toujours proportionnel à l’investissement initial. Je vous laisse deviner la suite.


Personnellement je suis pragmatique et applique les règles suivantes:

• En ce qui concerne les enceintes, la fonction des câbles étant de transporter le signal audio il faut donc veiller à diminuer la résistance en ohm. Cela diminuera les pertes en ligne et affectera moins le facteur d’amortissement de l’ampli. Pour ce faire utilisez des câbles de grosse section et limitez au plus court leur longueur. L’idéal étant d’obtenir 0 ohm ce qui est bien entendu impossible sauf peut-être en supraconductivité mais cela n’est pas vraiment raisonnable. Sinon quelques dixièmes d’ohm seront acceptable et il sera difficile de faire mieux.

• Pour tous les câbles audio, éviter de les coller trop près des cordons d’alimentation secteur.

• Assurez-vous d’avoir de bonnes connexions sur les borniers des enceintes et des amplis ou autre prise RCA et autre. Serrage convenable, surface de contact optimale et exempte d’oxydation.

Le mythe du bi-câblage:


Il s’agit d’utiliser deux amplis, un pour les basses et un autre pour les médiums-aigus par exemple. Cela n’a aucun sens si ce n’est de profiter au vendeur de câble et d’ampli.

En théorie le seul avantage serait de réduire la diaphonie. Mais celle-ci est souvent si faible que vous ne l’entendrez pas. 

Nombreux en parlent sur le net et je vous invite à suivre le lien ci-dessous


http://jipihorn.wordpress.com/2013/03/11/le-mythe-du-bi-cablage/


Au pire cela pourrait éventuellement se justifier si vous disposer de deux amplis avec des caractéristiques limités. Par exemple un ampli puissant de mauvaise qualité avec une bande passante limité en haut que vous pourriez utiliser sur les basses et un autre de meilleure qualité avec une puissance plus faible que vous pourriez utiliser sur les médium-aigus. A l’exception de ce cas de figure particulier surtout n’acheter rien afin d’aller dans ce sens.

Le mythe des conditionneurs secteur:


Tous les appareils audio utilisent des tensions continues. Les alimentations bien conçues filtrent toutes les harmoniques du secteur. Le plus difficile étant de filtrer la composante 50Hz elle-même et dans ce cas que le secteur soit propre ou pas n’y changera rien. Donc oublier les conditionneurs ou éventuels cordons spéciaux.


Tout investissement dépensé en amont de vos alimentations ne sera qu’à fond perdu.


Investissez dans vos alimentations avec des composants de qualité et surtout des alimentations bien calculées. Si l’on parle d’appareil du commerce, soit vous essayez de les améliorer ou de remplacer sinon ne rien faire.


Éventuellement si vous habitez dans un pays ou la tension, voir la fréquence fluctue fortement (ce qui n’est pas le cas en France) alors monter sur votre installation un stabilisateur de tension ou éventuellement un onduleur.


Pour les zone à risque de foudre un para-surtenseur (ou parafoudre) est toujours conseillé. Mais celui-ci peut se monter dans votre tableau électrique général.

Le mythe du rodage des HP :


Il n’a jamais été vérifié que le rodage des hautparleurs se justifiait. Les caractéristiques d’un hautparleur sont données par le constructeur, évolues peu dans le temps si ce n’est lors d’une dégradation liée à son vieillissement telle qu’il faut soit le re-conditionner entièrement soit le remplacer. 


Je serais bien plus partisan d’une mise en chauffe de votre système avant son utilisation.

Tout appareil électronique a besoin que ses composants se stabilisent en température avant d’être sollicité. C’est aussi le cas des hautparleurs et plus particulièrement de leur bobine. Cette mise en chauffe permettra de réduire le vieillissement des composant et de se rapprocher des spécifications du constructeur.

Le mythe du vinyle:


Je pense que je vais me faire bien des ennemis en écrivant ce chapitre mais il est important de révéler quelques vérités.


Les adeptes du vinyle défendent leur cause sur le fait que les disques transmettent un son analogique sans passer par aucun convertisseur. Ce qui est pour eux un gage de qualité ultime, laissant passer toute l’ampleur de l’image sonoresans aucune dégradation.


Lors de l’enregistrement en studio une matrice est réalisé par conversion électrique mécanique du signal. Etant donné qu’avec une matrice on ne peut réaliser qu’un nombre limité de disque les studios enregistrent généralement la prise de son sur bande magnétique. Cela leur permet au besoin d’effectuer les montages et mixages plus facilement. Plusieurs matrices peuvent être créées à partir de cet enregistrement. Tous ces transferts et manipulations s’effectuent en analogique et introduisent des pertes de qualité. La matrice est constituée d’un disque d’aluminium recouvert de laque puis après gravure elle est recouverte à nouveau de métal ce qui permettra de l’utiliser dans la fabrication des disques. Une autre méthode appelée DNM permet de graver une matrice directement en cuivre. Bien que plus rentable pour la l’industrie du disque elle altérerait davantage le signal enregistré. Dans les deux méthode la matrice mère permet de réaliser les matrice père qui elles permettront de presser les disques.


Lors que la matrice mère doit être remplacée ont repart depuis le studio en utilisant l’enregistrement initial soit sur bande magnétique pour les anciens enregistrement soit  depuis un stockage numérique qui sera converti en analogique avant de graver la nouvelle matrice.

La gravure des disques est effectuée en usine par action mécanique dit pressage. Les premiers exemplaires sont mis au rebut, les 1000 suivant sont de bonne qualité puis après 10.000 exemplaires on remplace la matrice.


Lors de la lecture du disque vinyle une pointe en saphir ou diamant transmet le profil de la gravure des sillons à un transducteur électromagnétique ou piézoélectrique qui transforme ces vibrations en signal électrique. Encore un convertisseur mécanique/électrique. Le signal étant si faible qu’il est amplifié électriquement. La dynamique étant si faible qu’une correction est applique afin de relever les aigu au-dessus du seuil de bruit et rabaisser les basses afin qu’elles ne soient pas prédominantes. A chaque écoute le disque s’use et le signal audio se dégrade au fil du temps.


On note de nombreux défauts liés à la lecture des disques qui peuvent être plus ou moins important en fonction de la qualité de la platine disque mais qui ne seront en aucun cas corrigibles. A savoir par exemple: Erreur de piste, erreur de trajectoire, erreur angulaire, bruit de surface, poussières, longueur d'un tour, vitesse de rotation du disque, vibrations, bruits dans le signal et courbe de réponse.


Parce que les aficionados du vinyle ne supportent pas une seule conversion analogique digitale et vice versa qu’ils vont alors se tourner vers une multitude de conversion électrique et mécanique avec des tolérances aussi importantes qu’incertaines. 


Donc après toute cette démonstration si vous n’avez pas encore jeté votre platine vinyle à la poubelle alors il est encore temps de le faire.

Si les ventes de vinyle repartent cela ne peut s’expliquer que par la nostalgie ou le snobisme de ceux qui les achètent.

L’ampli à lampe:


Le principe de l’ampli à lampe est très proche de celui à transistor si ce n’est qu’il utilise une lampe ou un tube qui travaille avec une tension bien plus élevée qu’avec un transistor.


Les tubes sont performant dans les amplis HF et beaucoup moins pour les ampli BF ou audio. Leurs caractéristiques spécifiques ne permettent pas d’obtenir des temps de montées élevées, génère des distorsions importantes avec une plage d’amplification peu linéaire.


Le débat est très long entre l’ampli à transistor ou à tube. Il est possible de dégrader un ampli à transistor afin qu’il sonne comme un ampli à tube: Utiliser un montage class A single-end avec un transistor audio, réduisez voir éliminer la contre réaction, obtenir un faible facteur d’amortissement, diminuer les temps de montée et cerise sur le gâteau monter un transformateur en sortie. En aveugle on se casse tous le nez!


Soyons pragmatique, un ampli à tube n’a aucune qualité pour être un bon amplificateur audio. Pourtant de nombreux audiophile n’en démordent pas!


L’ampli à tube est réputé par ces harmoniques rajouté en sortie, ainsi que le signal reproduit est agréable et donc plus audiophile.


Pour ma part, les harmoniques nécessaires sont dans le signal d’origine. Seule une source de qualité et un ampli performant peuvent reproduire le signal audio de manière fidèle sans rien rajouter d’autre.

A vous de juger.

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